Le jour où j’ai compris que je devais changer quelque chose
Il y a un peu plus d’un an, si tu m’avais croisée, tu n’aurais probablement rien vu. C’est ça, le piège : de l’extérieur, tout roulait à peu près. Mon business tournait, les journées étaient pleines. Mais à l’intérieur, c’était une autre histoire.
J’enchaînais les déceptions, des relations, amoureuses comme amicales, qui promettaient beaucoup et tenaient peu leurs promesses. Et pendant ce temps, mon activité de freelance bouffait tout mon temps et mon énergie. Résultat : je mangeais n’importe comment, n’importe quand, et mon corps a fini par en porter les traces. J’ai pris du poids, et surtout, j’ai perdu le fil de ce qui se passait vraiment en moi, manger mes émotions et devenir un robot.
Je ne me sentais plus bien dans mon corps, plus bien dans ma vie et mes relations. C’est arrivé de façon insidieuse d’abord, puis ça s’est installé petit à petit, à force d’encaisser sans vraiment que je m’en rende compte, ou que je prenne le temps de m’en rendre compte.
Le genre de moment dans la vie où l’on continue à avancer machinalement, sans se poser la question qui fâche : et moi, dans tout ça ? Qui prend soin de moi ? Qu’est-ce que je fais pour moi ?
C’est à ce moment-là, où j’ai commencé à me dire que quelque chose devait changer, ce moment où j’ai pris conscience qu’il fallait que je reprenne ma vie en mains, que l’idée de Carrément Moi est née.

La danse, la thérapie, les rencontres : ce qui m’a aidée à me reconstruire
Je n’ai pas eu de déclic unique, je ne me suis pas levée un matin en me disant « tiens aujourd’hui je vais tout changer ». C’est venu par petits bouts, presque sans que je m’en aperçoive sur le moment, et c’est seulement maintenant, en regardant un an en arrière, que je vois à quel point ces petits bouts ont pris de la place dans ma vie et m’ont permis d’évoluer.
Il y a eu la danse, d’abord. La pole dance puis le heels. Au début, c’était juste une envie, presque un défi que je me lançais. Mais très vite, c’est devenu bien plus qu’un cours de danse : un endroit où je réapprenais à apprécier mon corps autrement qu’en le jugeant. À le sentir bouger, à me sentir féminine, forte, un peu sexy aussi, dans une salle où personne ne me demandait d’être parfaite, juste présente.
Puis la thérapie. Pas pour « régler un problème » précis, mais pour enfin poser des mots sur ce que je traversais, pour comprendre mon mal-être et ses causes, afin de reprendre le pouvoir sur mon corps et moi. Un espace rien qu’à moi, où j’apprenais petit à petit à m’écouter au lieu de me contourner.
Enfin les rencontres. De nouvelles amitiés, plus vraies, plus alignées avec qui je suis vraiment, loin des relations prometteuses mais menteuses. Des gens qui m’ont vue reprendre confiance, parfois avant même que je m’en rende compte moi-même.
Trois chemins différents, mais qui ont fini par se rejoindre au même endroit : moi.
Reprendre confiance en soi, sans transformation spectaculaire
Aujourd’hui, un an après, je fais toujours le même poids. Si tu t’attendais à une transformation spectaculaire, à un avant/après bien rangé, ce n’est pas ce que je vais te raconter ici, et c’est justement ça que j’ai envie de partager.
Parce que ce qui a vraiment changé, ce n’est pas le chiffre sur la balance. C’est mon rapport à mon corps, à ma féminité. J’ai réappris à l’habiter au lieu de le subir, à me sentir bien dedans plutôt qu’en guerre contre lui. Ce corps qui bouge en heels, qui prend sa place, qui n’a plus besoin d’être parfait pour être aimé, à commencer par moi.
Et en même temps, oui, j’aimerais perdre quelques kilos. Je ne vais pas te faire croire que cette envie a disparu comme par magie parce que j’ai fait un travail sur moi. Elle est toujours là, et je pense que c’est ok. Ce que j’ai gagné, ce n’est pas l’absence de cette envie, c’est de ne plus la laisser décider si j’ai le droit de m’aimer ou pas aujourd’hui. Les deux peuvent coexister : accepter son corps maintenant, et avoir encore des objectifs pour lui.
Aujourd’hui, cette envie de perdre du poids n’est plus liée à la perception des autres, mais plutôt à l’envie d’être à nouveau en forme et juste bien. Je ne vise pas la taille 36 ni même la taille 38, car pour moi, contrairement à ce qu’on peut dire, ce n’est pas la taille qui compte, mais mon ressenti. Mes capacités physiques, me regarder dans un miroir sans avoir envie de détourner le regard.
C’est ça, pour moi, la vraie reconstruction. Pas une ligne d’arrivée, mais un endroit plus stable d’où avancer.

Carrément Com, Carrément Moi : pourquoi ce nom
Ce que tu ne sais peut-être pas, c’est qu’avant Carrément Moi, il y a Carrément Com, ma micro-entreprise de communication. Aujourd’hui elle tourne au ralenti : j’ai pris un poste salarié à côté, et j’ai fait le choix de la mettre en pause plutôt que de courir après les deux à fond. Un choix assumé, pas un abandon.
Alors pourquoi « Carrément » revient dans le nom de ce blog ? Parce que ce mot me ressemble, tout simplement. Carrément, c’est dire les choses sans détour, sans les enrober. C’est l’énergie que je mets dans ma com depuis toujours : être directe, sincère, aller à l’essentiel. Et c’est exactement l’énergie qu’il me fallait pour parler de moi, de mon parcours, sans filtre inutile.
Carrément Moi, ce n’est pas un side-project sorti de nulle part. C’est la suite logique : la même envie de communiquer avec sincérité, mais tournée vers moi cette fois, vers ce que je vis, ce que je construis, ce que j’apprends. Comme si toutes ces années à aider les autres à raconter leur histoire m’avaient donné envie, un jour, de raconter la mienne.
Alors, qu’est-ce que tu vas trouver ici, concrètement ?
Il y aura du sport, parce que reprendre confiance en mon corps passe aussi par ce que je lui fais vivre : la danse bien sûr, mais aussi tout ce que je teste et découvre en chemin. Des rencontres et des sorties, parce que se reconstruire, c’est aussi sortir de chez soi, oser recréer du lien, se faire de nouveaux souvenirs. De la déco et des hobbies créatifs, parce que la créativité fait partie de qui je suis, et que je veux qu’elle ait sa place ici aussi. Et des recettes, sucrées et salées, parce que manger avec plaisir plutôt qu’avec culpabilité, ça aussi, ça fait partie du chemin, et surtout parce que j’adore cuisiner.
Et puis il y aura ce qu’il y a en dessous de tout ça : les réflexions, les prises de conscience, les hauts et les bas de ce parcours vers moi-même. La catégorie « Moi maintenant« , c’est un peu le fil rouge qui relie tout le reste.
Rejoignez-moi sur ce chemin
Voilà, c’est un peu ça, Carrément Moi. Pas un blog parfait sur une vie parfaite, mais un espace sincère sur un chemin qui continue de se construire, jour après jour.
Je ne sais pas exactement où tout ça va me mener. Je sais juste que j’ai envie de le documenter, de le partager, et surtout de le vivre avec le moins de filtres possible.
Alors si toi aussi tu traverses quelque chose, si toi aussi tu as envie de te remettre au premier plan de ta propre vie, ou si tu as juste envie de suivre ce chemin par curiosité, tu es la bienvenue ici. On y va ensemble ?

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